Communiquer autrement

Baskatong 2013 182

Communiquer autrement demande une remise en question magistrale sur la façon de communiquer avec soi-même et l’autre. En m’inspirant des 4 étapes de la communication non-violente, j’ai pu me réconcilier avec avec ma nature profonde.

Savoir écouter est un art!

 J’ai développé ma capacité d’écoute à partir du moment où j’ai cessé de vouloir

 démontrer aux autres ce que je savais. Au moment où j’ai arrêté de vouloir exprimer tout de suite mon point de vue et de réagir à ce que l’autre disait. Et tant que je n’ai pas fait un minimum afin de dégager mes souffrances et mes peurs, il ne m’a pas été possible de réellement entendre l’autre. Je me sentais immédiatement attaquée et dévalorisée.

Écouter l’autre véritablement, c’est d’abord me taire, et cesser d’interrompre l’autre, respiré profondément et consciemment créant des moments de silence.  Je me concentre à la fois sur les comportements non verbaux de l’autre, et de ce qui bouge en moi i.e. être attentive et réceptive à mes sensations physiques au-delà de tout ce que l’autre dit et fait.

Écouter l’autre, c’est faire taire mes besoins de m’exprimer, de convaincre, de porter un jugement ou de dire mes idées systématiques. J’écoute avec attention, compassion et douceur dans le but de comprendre l’autre. L’écoute doit permettre à l’autre de sentir que vous lui portez une réelle attention donc, d’éviter les distractions quelconques. C’est d’être patient.

S’écouter, c’est savoir  s’arrêter et s’observer pour découvrir en final la beauté de notre vraie nature.

Savoir métacommuniquer (Jacques Salomé)

Métacommuniquer, c’est sortir du contenu et aborder la façon dont la communication se fera ou ne se fera pas. Cela me prépare et prépare l’autre à recevoir ce que j’ai à dire:«J’ai besoin que tu m’écoutes sans m’interrompre».

C’est de préciser à l’autre que je ne l’accuse pas  Exemple:«Je ne discute pas sur le fait d’avoir été séparée de toi à 11 ans, j’exprime le malaise et le désarroi que j’ai ressentis dans ce temps-là».

La métacommunication est  un excellent moyen pour préparer l’autre à recevoir mon témoignage ou/et mes demandes.

Les 4 étapes:

Exprimer les faits sous formes descriptifs.

Comme le fait un bon journaliste, exempt de jugement et de reproche, placer l’autre personne en position d’attention. Exposer le problème d’une façon descriptive sera beaucoup plus efficace, car cela risque de réduire une réaction défensive chez l’autre.

 Je décris la situation selon ma perception, sans accuser, rabaisser, ridiculiser, rejeter, abandonner l’autre, étant consciente que l’autre est différent de moi et qu’il aura droit à sa réponse. Il y a OBSERVATION et description de ce qui est observé selon notre point de vue, tout en restant vigilant sur la supposée «vérité absolue» de ceux-ci.

Exprimer ses émotions

Comprendre le rôle des émotions, le rôle de la peur, ce qu’elle tente de me montrer, ainsi que la colère et la tristesse qui me guident vers sur ce que je veux vraiment. Je ne dois pas rester «figée» sur ces émotions souffrantes. Devenir observateur est un retour à soi constant. C’est reconnaître que ce sont nos mécanismes de survie qui réagissent. Apprendre à faire de la restriction en respirant consciemment i.e. prendre du recul par rapport à ce que je vis. Exprimer ses émotions peut être libérateur. Malgré tout, les personnes qui ont l’habitude de réprimer leurs émotions ou qui se sentent jugées et responsables du mal-être que l’on exprime risquent de se sentir agressées, malgré toutes nos bonnes intentions. Nous pouvons alors préciser que nous n’accusons pas l’autre mais que nous tentons d’exprimer un besoin non comblé.

Reconnaître ses besoins et identifier ses désirs:

QU’EST- CE QUE JE VEUX VRAIMENT? Qu’est-ce qui me nourrit?

Comprendre les besoins fondamentaux est une réflexion d’une très grande importance, afin de reconnaître et d’apprendre à cerner ce que je veux vraiment. La reconnaissance de mes réels désirs et ceux des autres, constitue souvent une piste importante pour se réconcilier. Cette recherche doit tendre vers une satisfaction pour chacune des parties. Les besoins qui ne sont pas reconnus ni par nous-mêmes, ni par les autres, sont la source de beaucoup de souffrances. Plusieurs d’entre nous déployons d’innombrables stratégies pour y répondre mais elles sont le plus souvent destructives.

Exprimer nos besoins est très souvent une étape où l’autre se sent attaqué, responsable et coupable de ne pas être à la hauteur de nos attentes. Malgré tout, nous devons surmonter ces obstacles. Nous devons identifier nos réels besoins. La capacité de les identifier joue un rôle essentiel dans la résolution de nos problèmes.

Faire des demandes claires

Les demandes indirectes sont fréquentes. On pense que l’autre devine ce que l’on veut et pense. Les demandes déguisées sont des demandes avec des connotations de culpabilisation directe ou indirecte. Les chantages affectifs, les sermons, les questions détournées sont fréquents dans notre société. Nous devons faire l’effort de renoncer à des comportements infantiles et réactionnaires tels que d’obliger, de supplier, de contraindre, de culpabiliser, d’exiger de l’autre. Nous devons aussi faire l’effort de renoncer à des comportements passifs de soumission tels qu’espérer, souhaiter, envier, séduire, anticiper une réponse indéfiniment ou laisser tomber nos demandes.

Les injonctions utilisées abusivement, particulièrement dans certains systèmes parentaux, finissent par ne plus être écoutées. Est-ce que j’accepterais que mon patron me sermonne, m’ordonne continuellement? C’est insultant! Elles sont à mon avis, un autre cancer de la communication.

Faire une demande simple, claire et directe en terme de: «Veux-tu?» ou de «Peux-tu?»(Ne pas confondre!).

Le «veux-tu?» fait appel à notre volonté, nous avons le choix entre refuser ou accepter la demande. Le «peux-tu?» fait appel à nos capacités, à nos compétences. Tout dépend de la demande et du contexte, on peut utiliser l’une et l’autre et souvent les deux expressions dans la même demande.

Faire une demande en terme de propositions.

Faire une demande en terme de propositions c’est d’ être à la recherche de moyens, de solutions (satisfaisant le besoin de pouvoir de toutes les parties). En faisant une proposition, nous invitons l’autre à se positionner face à notre demande et aux solutions apportées. La proposition ouvre la porte à la négociation. En se permettant de préciser notre besoin de part et d’autre, nous pouvons soit laisser tomber un désir, soit le modifier ou soit en créer un autre. L’idée c’est que chacun doit se sentir gagnant. Il n’y pas de bourreau ni de victime. Elle me permet de me tenir à distance de la dépendance (donc elle me permet d’être libre).

Attention aux propositions destructives! Ce sont des  propositions avec des intentions stratégiques: cela devient un moyen subtil d’entretenir des jeux de pouvoir.

https://communicationcoeurcoeur.wordpress.com/

 

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