Les besoins fondamentaux

LES BESOINS FONDAMENTAUX

VERSUS

L’ÉCOLE IDÉALE

 Nous, les êtres humains, sommes motivés à faire ce qui nous enthousiasme, à faire des efforts si nous y voyons un intérêt. Si nous passons la journée à faire des actes qui ne nous intéressent pas ou qui nous paraissent inutiles, c’est la dépression, la violence sous toutes ses formes qui nous guette.

 Ce fonctionnement commence dès notre naissance. Nous sommes nés avec le désir d’apprendre et ça dure toutela vie. Lesdeux premières années de notre vie sont indéniablement une grande période d’apprentissages, dans les jeux et le plaisir. La petite enfance est remplie d’une succession de petits moments de plaisir. Et du jour au lendemain, à 6 ans, début septembre …tout s’arrête. OUPS! Plus de place à la spontanéité, aux jeux libres! Tout l’horaire est planifié, décidé et choisi par d’autres. L’enfant doit apprendre ce que l’adulte veut! On prend pour acquis qu’à partir de cet âge, il faut lui faire savoir QUOI, COMMENT, OÙ, et QUAND apprendre.

 L’enfant doit maintenant travailler pour apprendre, non plus jouer! Comme si on ne faisait plus confiance au processus d’apprentissage (qui je le répète est naturel). Dès l’entrée, on force les apprentissages, sous prétexte de devenir égaux, (quelle illusion!) et sous prétexte que c’est plus simple à gérer (évidemment, tout le monde travaille en vase clos!). On agit avec lui comme si l’enfant avait cessé d’avoir du plaisir et qu’il devait apprendre indépendamment de ses réels intérêts.

 Pourtant, avant cette date fatidique, on suivait son mouvement, sa curiosité. On répondait à ses questions et ça le rendait heureux. Dans le système scolaire actuel- comme dans les familles et les entreprises– on se sert encore trop souvent de la même technique pour faire travailler les élèves: le système punition-récompense, le contrôle, la menace. Ça marche…mais de moins en moins car les résultats ne sont plus là. La montée du décrochage et l’échec scolaire l’illustre bien.

 Selon le Dr Aletha Solter, les conséquences d’empêcher un enfant de sept ans et moins de jouer la majeure partie de son temps risque d’entraîner du ressentiment, des frustrations, de la confusion, de l’ennui ou la perte du désir d’apprendre. Ainsi, apprendre peut devenir de plus en plus ardu et souffrant. De même, l’enfant apprend vite que la différence, c’est dangereux! Sinon, il fera rire de lui!

Et il se fait dire : «On ne peut pas faire tout ce qu’on aime dans la vie, fais donc un p’tit effort.» À croire qu’il n’y a que cet argument pour faire travailler les enfants dans nos écoles !

 La peur de déplaire, la peur des conséquences, la peur de dire ses désaccords, la peur d’exprimer (peur..peur..peur…) ce que l’enfant veut vraiment, s’imprègne dans son esprit et  il commence à se soumettre aux désirs des autres sans tenir compte de ses propres besoins, à laisser la peur guider ses actes plutôt que de mettre son énergie à développer sa curiosité, plutôt que découvrir ses ressources et ses limites et de nourrir son plaisir d’apprendre.

Alors, je me pose les questions suivantes :

 D’où vient l’idée qu’apprendre doit être difficile, long et ennuyeux ?

D’où vient l’idée qu’apprendre est synonyme de corvée ?

Pourquoi avons-nous cette croyance qu’il faut souffrir pour apprendre ? Pourquoi avons-nous l’idée que l’élève doit obligatoirement passer les mêmes tests, les mêmes programmes pour réussir sa vie ?

Pourquoi, l’école sous sa forme actuelle, cherche-t-elle tant à offrir l’égalité ? Quand nous constatons tous, à tous les jours que nous sommes fondamentalement différents !

Pourquoi tant d’élèves trouvent si peu de motivation à l’école sous sa forme actuelle? Et particulièrement les garçons? Mais de plus en plus de filles aussi.

 POURQUOI les devoirs obligatoires à la maison? Mais quelle ambiguïté! D’un coté l’école fait tout pour uniformiser l’apprentissage, et de l’autre on oblige les devoirs à la maison sachant très bien que pas un seul enfant ne recevra la même constance, la même qualité dans l’accompagnement de ses parents. Donc, l’enfant qui a un parent très disponible, bien dans sa peau, a des chances de réussir beaucoup mieux que l’enfant dont le parent est carrément absent. Toutes les variantes de contexte de vie de chaque famille influenceront plus ou moins la réussite des jeunes (donc inégalité!). En plus d’avoir passé la journée à obéir à des consignes, à des règles (à l’élaboration desquelles il a rarement l’occasion de participer), il doit encore se soumettre à des devoirs…c’est vraiment une obsession!

 Au secondaire, c’est pire encore. L’enfant a vieilli,  il a besoin de plus en plus d’autonomie et de faire des choix qui vont dans le sens de ses intérêts, et c’est complètement le contraire qui se produit actuellement. Plusieurs élèves se sentent forcés d’assister à des cours (ou forcés de faire un travail) pour lesquels ils ne se sentent pas motivés. Le désir d’apprendre devient une corvée, le décrochage scolaire risque d’être la solution pour certains, tandis que pour d’autres la solution sera de vivre la honte de l’échec ou encore des conflits internes et externes de toutes sortes. Je crois que trop d’élèves ont souvent l’impression d’obéir à des ordres et à des règlements la plus grande partie dela journée. Ilsont le sentiment de n’avoir pratiquement pas de pouvoir de décision, de ne pas pouvoir choisir et exprimer réellement ce qui leur plait.

 Je comprends que nous ayons besoin de règles et de limites, sinon le chaos s’installerait et sachant que ce sont ces bases qui permettent de construire un lien de confiance avec autrui et tout projet. Mais il faudrait les laisser participer à l’élaboration des règles si l’on désire qu’ils s’engagent sincèrement! Je le répète, les élèves ne font pas assez d’activités qui suivent leurs intérêts qui les animent profondément. Un jeune, par exemple, passionné par l’histoire, la sociologie et la politique, est peu encouragé dans son aspiration profonde dans le système actuel. Je ne crois pas, non plus, que l’on développe leur autonomie suffisamment. Présentement, on encourage trop souvent l’élève à se soumettre, à se révolter ou à décrocher.

 Sont-ils vraiment aimés, valorisés, écoutés? Ont-ils vraiment un espace pour s’exprimer et influencer leur vie?  La réponse est NON,  ils n’ont pas d’espace pour échanger leurs frustrations qu’ils vivent au quotidien. Beaucoup d’adolescents me disent que trop souvent on demande de faire des choses qui leur apparaissent inutiles et qui ne leur plaisent pas. Et on leur répond trop souvent : «Tu comprendras plus tard! Fais ce travail, c’est tout!» ou bien on leur donne des raisons expéditives et sans fondement pour eux!

 «L’apprentissage forcé! En plus de constater qu’il n’y a généralement aucun résultat significatif, on tue le naturel! On tue la curiosité des jeunes! On tue la joie de vivre! Mais quel non-sens! Et on ne s’en rend même pas compte!»

 Est-il possible que tout le système actuel contribue à ce qu’il y ait si peu de gens qui aiment véritablement leur travail, qui cesse de vouloir apprendre. Est-il possible que tout le système actuel contribue à ce qu’il y ait si peu de gens qui trouvent leur seul plaisir en s’installant par exemple devant une télévision, une bouteille de bière ou d’autres activités qui deviennent en fait des activités exutoires? Est-il possible que tout le système actuel contribue à ce qu’il y ait tant de gens qui soient tristes, malades et qui ont envie de tout détruire ou même l’envie de mourir ?

Et nous continuons de croire en :

«On ne peut pas faire tout ce qu’on aime dans la vie, fais donc un p’tit effort !»

Quand va-t-on remettre en question l’école qui ressemble étrangement à celle des animaux? (voir l’école des animaux en fin de texte)

 Qui que nous soyons, nous déployons quotidiennement une somme d’énergie pour satisfaire nos besoins fondamentaux. Nous avons besoin d’être sécurisés, et pour ça il faut des règles et un engagement sincère de tous et chacun. Mais nous avons besoin aussi de changement pour notre évolution individuelle et collective, c’est-à-dire pouvoir développer sa capacité de se remettre en question personnellement et collectivement. Aussi, nous avons besoin d’avoir du pouvoir sur notre vie,  de l’influence sur notre entourage. C’est  pourquoi nous avons besoin d’exprimer nos points de vue, nos désaccords, nous avons besoin d’être écoutés, nous avons besoin d’être valorisés et reconnus. Pour cela, nous avons besoin de nous sentir aimés par des personnes significatives telles que nos parents et nos enseignants. Et finalement, nous avons besoin d’avoir du plaisir à apprendre afin de réaliser nos aspirations profondes.

 L’école de mes rêves : L’école idéale, l’école de vie communautaire. Faisons comme si cette école existe déjà. L’école où il est heureux d’apprendre! L’école où les besoins fondamentaux des êtres humains sont réellement respectés.  L’école  de vie communautaire implique tous les partenaires d’une communauté. La direction, les parents, les organismes communautaires de la région, la municipalité et le gouvernement se mobilisent afin de soutenir l’école de vie communautaire afin d’assurer sa mission de socialiser, d’éduquer et de se qualifier.

 Une école dont la mission est de répondre aux réels besoins des jeunes et des parents. Une école où il est bon d’y vivre! Pour le plaisir! Comme disait Grégory Charles, pourquoi pensez-vous que beaucoup de jeunes apprennent les noms des dinosaures? Pourtant, ce n’est pas utile! Pourquoi? Pour le plaisir! Chaque enfant devrait être guidé et encouragé vers son plaisir, vers ses réels intérêts dans l’instant, comme on le fait avec eux quand ils ont deux ans. L’école où sa raison d’être ne doit pas avoir comme unique but d’obtenir une job afin de pouvoir se payer un quelconque bien! La job et le bien en question viendront bien naturellement en suivant leur mouvement de curiosité. Mais, est-ce possible? Je dis OUI ça l’est.

 OUI….on peut faire ce qui  nous fait VIBRER DANS LA VIE!

 La plupart du temps, en tous cas! C’est cela qui rend heureux! Et lorsque c’est le temps de faire les choses dites «obligatoires» (et encore faudrait-il remettre ces activités en question, car beaucoup découlent de croyances non fondées), dans ce cas, on se met à la tâche! 

 Afin de mettre en branle la réalisation de cette forme d’école, il est nécessaire d’abattre toutes les croyances limitatives dont la notion de réussite.  Il faut que la société change catégoriquement son système de pensées du tout au tout! Réussir sa vie, pour un élève, ce n’est pas seulement avoir de bonnes notes et apprendre  telle ou telle chose. Pour un enseignant, ce n’est pas seulement que ses étudiants aient de bonnes notes. Pour une entreprise, ce n’est pas seulement les profits. Je crois profondément qu’accomplir majoritairement des actes quotidiens qui ont pour seul objectif de satisfaire les désirs des autres,  les exigences des patrons, des enseignants, des directeurs, de nos parents….etc. alimente la dépression (de la simple tristesse au suicide), la colère (la violence sous toutes ses formes) et les peurs (les peurs psychologiques paralysantes) dans notre société.

 L’école de vie communautaire implique tous les adultes de la société, fini de vivre en vase clos. Je constate que notre société est compartimentée en catégories : les moins de 5 ans dans les garderies, les 6-17ans à l’école, les 18 ans et plus dans les entreprises ou les universités et enfin les 60 ans et plus dans les résidences.

 Dans une école de vie communautaire, il y a d’abord une volonté de vouloir vivre ensemble, de vouloir travailler en harmonie, où le respect des différences est utilisé comme force. Il y a par le fait même respect des générations. Un mécanisme de concertation entre l’administration, la municipalité, organisme gouvernemental et les organismes communautaires doit aussi être articulé afin de devenir un appui considérable à la réalisation des aspirations profondes de tous les acteurs de ce projet. 

Les efforts de concertation doivent être axés principalement sur les besoins réels de l’enfant, le coté économique en second lieu. Ce qui sous-entend que l’intégration de la communauté se fait autant pendant le jour, le soir que les fins de semaine. Il n’y a plus de barrières dans le temps : cela crée un phénomène d’osmose. Les enfants comme les adultes aiment ce qu’ils font ce qui favorise l’épanouissement de tous et chacun. De plus, dans les murs d’une école de vie communautaire, la famille et la communauté peuvent bénéficier de services sur la qualité de l’éducation, le développement de la jeunesse, d’un soutien familial en collaboration avec des organismes communautaires.

 Dans l’école de vie communautaire, la direction partage son pouvoir à tous les niveaux. Il devient un coordonnateur et un médiateur car il est en relation étroite avec les parents, le personnel de l’école et les membres de la communauté. Tous et chacun doivent avoir le souci de développer la capacité de communiquer, de transparence, d’équité et d’ouverture au monde.  Avec ces bases, peu de règles (n’entendez pas aucune règle!), peu de structures, pour faire place à plus de partage autant matériel que d’expertise personnelle, de talents, pour davantage d’espace aux résolutions de problèmes,  place pour des échanges de services et d’entraide, et tout cela aux services de l’apprentissage de l’enfant à travers tous les projets imaginés autant par eux que les adultes du milieu. Évidemment, au moment qu’ils seront prêts à le faire et à leur rythme.

 Dans une école de vie communautaire, il y a des enfants bien avant l’âge de 5 ans, une garderie élargie qui permet même aux tout-petits de s’intégrer à certains projets selon leur capacité et leur vouloir ou être la cible de projets des plus vieux. La possibilité de créer des projets avec les parents, mais aussi avec la participation des organismes communautaires, etla municipalité. Pourne nommer que quelques exemples, l’implication de la police, de la maison de jeunes, de centre de la famille, des caisses populaires, des entreprises, l’intégration des services de santé, des universitaires, des chevaliers coulombs, des clubs optimistes… Il y a la possibilité de côtoyer les organismes du troisième âge qui ont tant à donner en terme de temps et d’expérience de toutes sortes. Enfin imaginez l’imaginable!  TOUT EST À CRÉER!!

 Pour les enfants, les règles de communication relationnelle sont aussi très vite intégrées à la vie quotidienne. Une école où un espace de communication est privilégiée afin que chacun puisse se sentir respecter dans leur besoin d’expression, de reconnaissance et d’écoute.  Dans cette école, les élèves  ont la possibilité de remettre en question la façon d’enseigner et de diriger.  Ils peuvent aussi à l’inverse apprendre à recevoir des remises en question et des critiques (handicap d’ailleurs de beaucoup d’adulte!).Cette école est moins axée sur l’intégration des connaissances et davantage sur la connaissance de soi et le développement de ses compétences personnelles. Elle permet aux enfants de s’investir dans la découverte de ses ressources et de ses limites personnelles. Les obstacles à la communication, les règles de conduite en communication, l’art de l’écoute, les mécanismes de défense développés comme stratégie de survie et les espaces de communication sont mis de l’avant autant que l’apprentissage du français et des mathématiques. Une école où il est permis de rêver et d’évoluer individuellement et collectivement. Croyez-vous vraiment qu’un enfant veut rester illettré lorsque qu’il voit les plus vieux vivre des projets excitants dont le pré requis est de savoir lire et écrire?  L’enfant souhaite continuer d’apprendre par lui-même!

 Au primaire, Cette école permet  à l’enfant de jouer librement pendant la plus grande partie de la journée, minimalement jusqu’à l’âge de 7 ans. Après cet âge, l’apprentissage est principalement assuré par la pédagogie par projets avec l’aide de tous les adultes de la communauté puisque ceci répond plus adéquatement aux réels besoins des enfants. Les enfants apprennent très jeunes que le principe «essai-erreur» est le moteur de tout apprentissage. Cette école  se doit d’être structurée de façon que lorsque l’enfant demande d’être renseigné sur quelque chose, l’on puisse lui fournir les moyens afin qu’il y réponde par lui-même. En d’autres mots, le concept des garderies familiales doit être étendu sur tout le cycle du primaire. Les programmes doivent être plus souples, les objectifs sur les apprentissages académiques doivent être évalués en terme d’années, plutôt que journalièrement ou hebdomadairement car on coupe la spontanéité de l’enfant. L’idée c’est de créer des points de repère pour vérifier que l’enfant atteigne  un niveau de lecture, d’écriture et de calcul qui lui permette de s’épanouir.

 Au secondaire, tout en continuant l’apprentissage par projets, l’implication bénévole, donc gratuite au marché du travail est accessible. Une intégration dans les usines, dans les entreprises de toutes sortes devient un laboratoire où les jeunes développent autant leur capacité d’observation que leur esprit critique. Aussi, les jeunes peuvent commencer à se faire une idée de ce qui les intéresse dans l’avenir. Ils ont ainsi  une idée plus exacte de la réalité du monde du travail. Et cela contribue à leur formation, à leurs apprentissages et surtout à discerner ce qui leur convient ou pas. Je suis convaincue que la société  bénéficierait amplement à intégrer les étudiants dans leur vie quotidienne. Le jeune intéressé par les sciences a évidemment accès au cours magistrale nécessaire à la réalisation de son projet de vie.

 Et pour terminer, il faut redéfinir la pratique professionnelle des maître enseignants afin de leur accorder une place importante, valorisante, stimulante. Les enseignants deviennent des guides, des mentors pour les enfants. Alors leur formation doit être modifiée  et ajustée à la couleur de leur rôle. Donc, le programme doit contenir des cours en intervention psychosociale (ou d’introspection) afin de développer leur compétence communicationnelle, leur ouverture d’esprit, leur habileté d’animation, leur écoute, leur capacité de recul et de remise en question, leur capacité de travailler en équipe, en partenariat. Leur formation doit maintenir le coté académique tout en se spécialisant dans la pédagogie par projets. L’enseignant est un point de repère important pour les parents qui désirent s’impliquer dans la vie de l’école. L’enseignant est un visionnaire. Il n’a surtout pas peur des échanges corsés et d’être jugé! Il a confiance en lui, en sa capacité de résoudre les problèmes et  respecte les points de vue des autres. C’est pourquoi leur formation doit être rigoureuse. Une fois terminée, l’enseignant est considéré comme un MAÎTRE enseignants de haute qualité, son salaire doit être ajusté largement à la hausse.  L’importance de son rôle doit être reconnu tout en intégrant évidemment le soutien des parents, de la direction et de la communauté afin de l’aider à bien mener ses tâches.

 En conclusion, nous allons devoir penser, imaginer la structure de l’école de vie communautaire en mettant en valeur un système qui encourage l’autonomie, la connaissance de soi, et la réalisation des aspirations profondes des jeunes et de tous les  adultes mis en cause.

 TOUT EST À IMAGINER ! À nous de commencer !

 

L’école des animaux

(par l’Association québécoise pour les enfants ayant des troubles d’apprentissage)

 Un jour, les animaux décidèrent qu’ils devaient faire quelque chose d’héroïque pour faire face aux problèmes d’un monde nouveau.

 Ils mirent au point un programme d’activités incluant la course, l’escalade, la natation et le vol. Pour simplifier l’administration du programme, tous les animaux choisirent toutes les disciplines.

 Le canard était excellent en natation ; il était même meilleur que le professeur mais eut des notes à peine passables pour le vol et se montra médiocre pourla course. Vuqu’il était lent pour la course, il dut abandonner la natation et rester après la classe pour pratiquerla course. Onconservera ce régime jusqu’à ce que ses palmes soient totalement usées et qu’il soit devenu moyen en natation. Mais sa moyenne était encore acceptable à l’école, alors personne ne s’en soucia davantage…sauf le canard.

 Le lapin a commencé bon premier de sa classe à la course, mais il fit une sérieuse dépression nerveuse après quelques essais en natation.

L’écureuil était excellent en escalade, mais il développa d’énormes frustrations dans les cours de vol parce que son professeur l’obligeait à s’envoler à partir du sol vers le haut et non du haut de l’arbre vers le bas. Il se retrouva avec crampes, ankyloses, une note « C » en escalade et une note  « D » à la course.

 L’aigle était un enfant problème et fut très sévèrement réprimandé. Dans les cours d’escalade il surpassait tous les autres, mais le problème était que pour atteindre le faîte d’un arbre, il insistait pour y arriver à sa façon.

 A la fin de l’année, une anguille anormale qui pouvait nager excessivement bien, et aussi courir, grimper et voler un peu, récolta les plus hautes notes et fut déclarée le phénix de la classe.

 Toutefois, les marmottes demeurèrent en dehors de l’école et combattirent le système, surtout en ce qui concernait les taxes, par ce que l’administration refusait d’ajouter au curriculum de ses cours de creusage et de camouflage. Ils mirent leurs enfants en apprentissage chez le blaireau et se joignirent plus tard aux hamsters et aux taupes pour y fonder une école indépendante.

 

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